Malgré un second semestre 2006 en phase avec ses prévisions, le groupe Doux a subi la crise de la grippe aviaire qui a impacté négativement ses résultats. Avec un chiffre d’affaires en recul de 6,6 % à 1,3 milliard d’euros, le groupe a enregistré une perte nette de 45,3 millions d’euros, en 2006. Au cours de son exercice précédent, 22 millions d’euros ont été investis par le groupe afin d’optimiser ses outils de production et de mettre en place une stratégie « multi-sourcing ».
La crise de la grippe aviaire du premier semestre 2006 a eu un impact important sur les résultats annuels du groupe Doux. Si le groupe finistérien a enregistré un second semestre en ligne avec ses prévisions, le premier semestre lui a été nettement moins favorable. Sur l’ensemble de son exercice 2006, le groupe Doux a affiché une perte nette de 45,3 millions d’euros, contre un bénéfice de 8,8 M EUR un an plus tôt, pour un chiffre d’affaires en recul de 6,6 % à 1,3 milliard d’euros. Hors charge exceptionnelle entraînée par la grippe aviaire estimée à 69 M EUR (20 M EUR de coûts liés à la sous-activité), le groupe aurait enregistré un bénéfice net pro-forma de 7,4 M EUR. Au second semestre 2006, Doux a retrouvé le chemin de la croissance avec un bénéfice net de 4,7 M EUR, pour un résultat d’exploitation de 20,06 M EUR, contre une perte d’exploitation de 30,5 M EUR au premier semestre 2006. « En dépit du ralentissement de début d’année, le groupe Doux a su maintenir sa présence et ses marques sur l’ensemble de ses marchés en 2006 », indique le groupe. Ayant bénéficié d’un relookage et d’un effort publicitaire important, sa marque Père Dodu a augmenté son chiffre d’affaires à 465 M EUR, en 2006, contre 445 M EUR l’année précédente. Le groupe possède également la marque AlSabia, lancée en mai dernier en Espagne, qui affiche un chiffre d’affaires de 243 M EUR, et la marque LeBon, au Brésil (92 M EUR).
22 M EUR d’investissement
En 2006, Doux a poursuivi ses efforts d’investissements en engageant 22 M EUR pour améliorer ses outils de production, soit une progression de 31,8 % par rapport à 2005. Cet investissement permet également de mettre en place un système « multi-sourcing », « renforcé par une organisation 100 % intégrée permettant le contrôle de toute la chaîne de production ». Présent dans 130 pays, Doux possède 22 sites d’abattage et de découpe en France, en Allemagne, en Espagne, en Suisse et au Brésil, ainsi que six sites de transformation. Implanté à Châteaulin, dans le Finistère, Doux reste confiant pour l’année 2007 même s’il indique que « le redémarrage de l’activité en 2007 nécessitera un important besoin en fonds de roulement (BFR) pour remettre en place les niveaux normaux de production avec une croissance modérée ».
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Restructuration de la dette
Pour assurer ces investissements annuels, le groupe Doux a signé, en mai 2007, un accord financier lui permettant de restructurer sa dette financière (353 M EUR) à long terme après avoir remboursé l’intégralité de sa dette bancaire française. Sa dette est désormais échelonnée sur sept ans, assurant au groupe de n’être « plus en risque de liquidité ». Si Doux reste confiant en son modèle économique et en ses positions sur le marché de la volaille, il doit faire face désormais aux hausses des matières premières.