L’offre à nouveau abondante en provenance de Madagascar « casse les prix » de la vanille sur le marché international. Les premiers à en souffrir sont les producteurs des Comores : la campagne 2005 de la vanille aux Comores a commencé fin juin, marquée par les prix les plus bas proposés aux producteurs depuis l’an 2000. La nouvelle proposition aux producteurs par la filière commerciale fixe le prix plancher à 750 francs comoriens (1,52 euro) le kilo de vanille naturelle fraîche, dite « verte », chez le producteur, et à 800 francs (1,62 euro) le kilo rendu au magasin. De même, le kilo de vanille « noire » (préparée, séchée), est payé 5 347 francs comoriens (10,86 euros) sur le marché local pour le deuxième choix, et 6 887 francs comoriens (13,59 euros) pour la vanille « biologique » de premier choix. A ce prix, la gousse est tombée à son prix le plus bas depuis l’an 2000. La vanille est le principal produit d’exportation des Comores qui, avec une production annuelle de 80 à 90 tonnes, ont perdu depuis longtemps leur place de deuxième producteur mondial, derrière l’Indonésie, l’Inde, l’Ouganda et même la Papouasie.
Madagascar, premier exportateur mondial de vanille naturelle, en a exporté 1 000 tonnes lors de la campagne 2004-2005 contre moins de 500 tonnes un an plus tôt, cette explosion de l’offre provoquant une baisse des cours d’environ 900%. En 2003-2004, la maigre récolte malgache, 500 tonnes seulement, avait fait flamber les cours sur le marché mondial, où ils avaient atteint jusqu’à 450 ou 500 dollars le kilo.