FranceAgriMer et Interfel ont publié le 11 septembre les résultats d’une étude sur la viabilité des exploitations de moins de 3 ha en maraîchage et en arboriculture. Elle porte sur deux régions : Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes. Près de 75 % des maraîchers estiment leur exploitation viable (ou qu’elle le deviendra bientôt), malgré des revenus modestes et une charge de travail élevée ; pour les arboriculteurs ce taux est de 43 %. La rémunération est jugée insuffisante par la majorité, mais « ce n’était pas l’objectif premier ».
L’étude souligne qu’« une surface de 3 ha en arboriculture semble trop réduite pour être viable, ce que confirme le déclin de ces exploitations en dix ans dans le recensement agricole ». Les vergers de cette échelle servent « plutôt de compléments de revenus pour des doubles actifs passionnés ou souhaitant entretenir le verger familial ». Cependant, certaines activités (ateliers de transformation, cultures de petits fruits rouges, vente de plants, ou association d’arboriculture et de maraîchage) pourraient se développer. En revanche, en maraîchage, la surface limitée incite à une certaine variété (nombre de cycles, surfaces sous abri, vente directe…), susceptible d’amener de la viabilité : « Mais ces activités demeurent fragiles au regard de la quantité de travail importante, pour des revenus qui restent très faibles. »
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Il existe une seule aide qui cible spécifiquement les petites exploitations légumières : l’aide couplée petit maraîchage. « Si beaucoup d’autres aides n’excluent pas explicitement les petites structures, certaines ont des planchers trop élevés. Des déclinaisons adaptées (avec seuils réduits) existent au niveau régional. Malgré cela ces dispositifs restent sous-mobilisés », conclut l’étude.
PG