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Restauration, traiteur En Russie, Potel & Chabot nourrit les grands

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Potel & Chabot, le prestigieux traiteur détenu par Bongrain, est parti à l’assaut de l’Union Soviétique en 1988, à une époque où les contacts avec les pays occidentaux y étaient rares. Le traiteur connaissait bien le pays. Déjà au xixe siècle il y organisait les banquets des tsars…

En 1989, Potel & Chabot a ouvert un restaurant dans le centre de business international à Moscou. « Au début c’était folklorique…, confie Eric Martinet, directeur de Potel & Chabot Russie. La difficulté principale était l’approvisionnement : 95 % de nos produits étaient importés mais comme on ne trouvait pas de sociétés d’importation il fallait donc tout faire soi-même». Depuis, le restaurant Potel & Chabot a fermé ses portes, mais l’entreprise, forte de sa connaissance du pays, est restée. Elle y développe, depuis, sa traditionnelle activité de traiteurs, grâce à des cuisines situées à Moscou et à Saint Pétersbourg. « Début 2002, toute l’installation de Moscou a été déménagée et agrandie, pour répondre à la croissance de la demande », explique Eric Martinet, qui préfère taire le montant de l’investissement. La cuisine de Saint Pétersbourg a également été rénovée…

Un secteur qui croît

Les affaires vont bon train pour le traiteur français, qui réalise aujourd’hui en Russie 5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Le marché est en pleine expansion. Pour s’approvisionner il peut désormais compter sur la production locale. « 20 % de nos approvisionnements sont locaux. Les produits les plus difficiles à trouver restent les poissons, qui sont presque tous importés. En revanche, le porc, les légumes et bien sûr les caviars locaux sont de bonne qualité !» Après 1991 la concurrence est apparue : française, avec des restaurants gastronomiques et le groupe Sodexho, mais également locale, avec des sociétés russes qui peuvent posséder un fort savoir-faire gastronomique.