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Engrais/cadmium : le président de la FNSEA peu inquiet des surcoûts

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À l’occasion de son audition devant les sénateurs de la commission des Affaires économiques, le 10 juin, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a présenté la position de son syndicat sur la trajectoire de baisse des taux de cadmium dans les engrais. La FNSEA se dit favorable à ce que la France fasse « rapidement » passer son seuil maximal de 90 à 60 mg/kg de P2O5, pour s’aligner avec la réglementation européenne. C’est ce que le ministère de l’Agriculture propose de faire en 2027. Pour la suite, la FNSEA demande « une trajectoire européenne », et un « coût abordable ». Sur ce point, il s’est voulu rassurant après avoir rencontré le président du fabricant marocain OCP : celui-ci affirme, selon M. Rousseau, qu’il peut réduire la teneur en cadmium de 20 mg « avec un surplus mineur, de 3 à 4 euros ». Même s’il se dit vigilant sur les coûts réels, Arnaud Rousseau estime que, au prix de la tonne de superphosphate (environ 700 €), « si on parle de 3 €, on va trouver une solution ». Le ministère de l’Agriculture propose de passer à 40 mg/kg en 2030 et 20 mg/kg d’ici 2038. Lors des travaux préparatoires sur le règlement 2019/1009, la Commission européenne envisageait de passer à 40 mg/kg en 2027, puis à 20 mg/kg de cadmium. La proposition de loi sur le cadmium du député Biteau propose de passer à 40 mg en 2027 et 20 mg en 2030.