Un recours en dommages et intérêts a été déposé contre la Commission et le Conseil européens devant la justice européenne pour leur gestion de la crise de la vache folle au Royaume-Uni. Cette plainte, publiée au Journal officiel des communautés européennes, a été déposée le 24 avril par des personnes résidant en France, dont les noms n’ont pas été divulgués mais dont des proches ont été victimes de la maladie de Creutzfeld-Jakob. Les plaignants estiment que la Commission et le Conseil ont « protégé de manière inconsidérée les intérêts du marché et de la filière bovine » et que leur action « aurait consisté à dissuader les Etats membres d’adopter des mesures de protection unilatérales », selon le texte du JO. D’après eux, la « désorganisation » des services de la Commission et du Conseil les aurait en outre « conduits à sous-évaluer les risques de développement de l’ESB ». Les deux institutions auraient « commis une erreur manifeste d’appréciation, un abus de pouvoir et auraient violé la confiance légitime des consommateurs européens ». Les plaignants leur reprochent aussi de « ne pas avoir recommandé d’évaluation scientifique prospective du risque de développement de l’ESB dans les différentes zones géographiques de l’Union lors de l’identification des causes de l’épizootie et de l’adoption des premières mesures de protection au Royaume-Uni ».