Le pôle gastronomie d’Euralis réalise 35 % de ses 343 millions d’euros de chiffre d’affaires en exportant du foie gras à travers près de 108 pays. Une activité très tournée à l’international qui donne au groupe le rang de premier exportateur mondial de foie gras. Pour développer cette activité, Euralis s’est doté au cours de son exercice 2004/2005 de nouvelles capacités de gavage en reprenant le leader bulgare du secteur, Brezovo (20 millions de chiffre d’affaires). Le groupe a également acquis en juin dernier les sociétés canadiennes Palmex et Aupral (3 millions d’euros de chiffres d’affaires), afin d’approvisionner plus facilement le marché américain. Outre-Atlantique, la mise à l’index du foie gras dans certaines régions (la municipalité de Chicago vient par exemple de rendre illégale la vente de foie gras) n’inquiète guère la direction d’Euralis. « Côté consommation, cela fait surtout parler du foie gras, et tant mieux, puisque nos ventes progressent ! juge Michel Depierre. Il va sans doute finir par y avoir des difficultés pour produire du foie gras sur le sol américain, mais nous ne sommes pas concernés, du fait de nos implantation canadiennes ». Par ailleurs, cette expérience de l’international ne devrait pour l’instant pas servir à Stalaven, qui ne compte pas se développer sur ce circuit.
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