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Spiritueux/Champagne/Cession Exercice en hausse et premières offres sur la branche champagne de Rémy-Cointreau

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La mise en vente de la branche champagne de Rémy-Cointreau (Piper Heidscieck, Charles Heidsieck) suscite des convoitises, notamment de LVMH, à un moment où le groupe connaît une plus forte croissance sur ses autres activités.
Le groupe de vins et spiritueux Rémy Cointreau a réalisé un chiffre d’affaires en hausse de 18% à 694 millions d’euros sur les neuf premiers mois de son exercice décalé, marqué par une accélération de ses ventes en Asie et une certaine reprise en Europe. Ce chiffre inclut l’activité champagne mise en vente par le groupe à la mi-novembre, qui a progressé de 13% à données comparables.
Au troisième trimestre, le groupe affiche une croissance de 17,5%. « Toutes les zones géographiques sont en progression, avec une accélération des ventes en Asie et une certaine reprise en Europe », souligne le groupe. Le cognac progresse de 28,3%, en particulier en Chine où le Nouvel an chinois a dopé les ventes. En Europe, la Russie tire la croissance du continent tandis qu’aux Etats-Unis, « la demande des consommateurs pour les cognacs de qualité supérieure est à nouveau bien orientée ». S’agissant des liqueurs et spiritueux, ils ont « rattrapé une grande partie de leur retard » et affichent au 3e trimestre une croissance légèrement positive (+2,5%). Cointreau, Saint Rémy et Mount Gay Rum poursuivent leur développement mais Metaxa continue à pâtir de la situation économique en Grèce.

Une offre très basse de LVMH
Pour l’exercice 2010-2011, le groupe prévoit « une solide croissance de son chiffre d’affaires et de ses résultats financiers », sans autre précision. Par ailleurs, le groupe LVMH aurait remis une première offre, délibérément très basse, pour les champagnes mis en vente par Rémy-Cointreau. Selon la Tribune du 24 janvier, LVMH a ainsi proposé 300 millions d’euros pour Charles Heidsieck et Piper Heidsieck, tout en sachant qu’une offre à moins de 400 millions n’a aucune chance d’aboutir, ajoute le quotidien, en citant un spécialiste du secteur. Le groupe de luxe serait surtout intéressé par les contrats d’approvisionnement en raisins de ces deux marques, et pourrait donc, dans un avenir proche, déposer une nouvelle offre en partenariat avec le groupe Alain Thiénot (Canard-Duchêne et Thiénot), qui souhaite quant à lui renforcer son portefeuille de marques. Quoi qu’il en soit, d’autres candidats peuvent se révéler, notamment les coopératives Nicolas Feuillate et Alliance Champagne, ainsi que le groupe coté Lanson-BCC qui seraient aussi sur les rangs.