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« Faire la peau aux écolos» : 30 000 euros et du sursis requis contre Venteau

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Le président de la Coordination rurale (CR) Bertrand Venteau, jugé pour avoir dit qu’il fallait « faire la peau » aux écologistes lors du congrès du syndicat le 19 novembre 2025, s’est défendu le 3 septembre devant le tribunal correctionnel d’Auch, arguant qu’il s’agissait d’un propos « purement politique », prononcé dans un cadre privé, relevant ainsi du « débat d’idées ». Le procureur a dénoncé quant à lui « un discours de haine », requérant une peine d’amende de 30 000 euros assortie du sursis. L’avocate de la défense a tenté d’affirmer que son client avait fait l’objet de « deux poids, deux mesures […] dans la rapidité du traitement des dossiers », rappelant que c’est au parquet d’Auch qu’est revenue l’affaire Lyhanna, traitée avec lenteur. Elle a demandé la relaxe, plaidant que les propos relevaient d’une « métaphore ».

Le président du tribunal s’est étonné du "caractère privé" des propos du syndicaliste alors que la déclaration a été rapportée par la presse présente au congrès. Une vidéo filmée par des journalistes a ainsi été diffusée à l’audience, tandis que Bertrand Venteau a affirmé n’avoir pas vu de caméra ce jour-là. À l’extérieur du tribunal, encadrés par une compagnie de CRS, plus de 200 membres de la Coordination rurale s’étaient rassemblés avant l’audience dans une atmosphère d’abord bon enfant pour soutenir leur dirigeant. L’ambiance s’est ensuite détériorée lorsqu’une quinzaine d’écologistes et membres de la Confédération paysanne ont fait leur entrée dans le tribunal sous des huées, des jets d’œufs et de pétards. « Personne ne doit se présenter à un tribunal sous les sifflets et les quolibets. Ce n’est pas digne d’un combat politique et syndical ! », a tonné le président du tribunal. La décision de ce dernier a été mise en délibéré au 15 octobre.

AFP

Pour Venteau, il s’agissait d’un propos « purement politique »