L’Autorité de la concurrence a donné son accord le 17 juillet au projet de fusion entre les groupes coopératifs Euralis et Maïsadour. « Il est toutefois conditionné à trois séries d’engagements présentés par les parties afin de répondre aux risques d’atteinte à la concurrence résultant de cette concentration », indique l’Autorité de la concurrence.
Maïsadour devra « transférer à des concurrents d’ici le 17 juillet 2031 un volume de production d’au moins 2 millions de canards gras », en cédant Canadour (production de canards gras) et la marque Sarrade, destinée à la restauration hors domicile. Ensuite, les parties se sont engagées à mettre en place des mesures, notamment » une levée des freins juridiques à la reprise par les concurrents (possibilité de sortie des contrats d’adhésion sans pénalités), des aides au départ et l’information fournie aux concurrents quant aux agriculteurs partant prochainement à la retraite ou dont le contrat d’adhésion les liant aux parties arriverait rapidement à échéance ».
Autre engagement : céder à des concurrents agréés par l’Autorité douze infrastructures de collecte (silos ou plateformes) de céréales, oléagineux et protéagineux. Les deux coopératives se sont engagées à ce que leurs agriculteurs coopérateurs situés à proximité de ces infrastructures puissent livrer leur production aux repreneurs.
Enfin, Maïsadour s’est engagé à céder son usine de nutrition animale située à Pomarez, dans les Landes, à un concurrent agréé par l’Autorité. Les deux coopératives réfléchissent à se rapprocher depuis 2021, notamment en raison de surcapacités dans le canard gras. Elles avaient été obligées d’abandonner un projet d’entreprise commune dans le canard gras en 2023.
CB