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Fleurs : Bruxelles va aider l’Arménie après les restrictions commerciales de la Russie

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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a assuré, le 4 juin, se tenir « fermement » aux côtés de l’Arménie alors que le pays subit des restrictions commerciales de la part de la Russie depuis la fin du mois de mai. Bruxelles s’est notamment engagée à importer des fleurs qu’Erevan ne peut plus désormais exporter vers la Russie. « Un chargement de 10 000 fleurs est attendu demain (le 5 juin, N.D.L.R.) en Lettonie », a précisé Ursula von der Leyen à l’issue de son entretien téléphonique avec le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan. Avant d’ajouter que « d’autres mesures suivront » afin de faciliter le commerce de certains produits agroalimentaires arméniens. En 2025, l’UE a importé pour 26 millions d’euros de produits agroalimentaires en provenance d’Arménie, en augmentation par rapport à 2024 (+ 14,8 %). Le secteur des spiritueux représentait à lui seul 40 % de ses importations.

Lire aussi : Fruits et légumes : la Russie restreint les importations en provenance d’Arménie

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En parallèle, l’UE et l’Arménie ont mis en place une Task Force sur la résilience économique. Elle devrait se concentrer sur le soutien aux entreprises affectées, le renforcement du commerce et de la diversification des marchés, ainsi que sur l’amélioration de la résilience face aux éventuels chocs économiques et énergétiques. « Il s’agit d’un mécanisme pratique et tourné vers l’avenir, qui permettra de traduire le soutien de l’UE en résultats concrets tout en renforçant la résilience économique à long terme de l’Arménie et sa connectivité avec l’Europe », précise un porte-parole de la Commission européenne.

L’UE avait déjà dénoncé le 1er juin des tentatives de « coercition » de la part de la Russie, accusée de vouloir influencer le scrutin du 7 juin. Les Arméniens étaient, en effet, appelés aux urnes pour des élections législatives à l’issue desquelles la population arménienne a apporté son soutien à la volte-face géopolitique de Nikol Pashinyan, qui se détourne de l’allié historique russe au profit des Occidentaux, au grand dam de Moscou.