Après avoir annoncé un chiffre d’affaires, toutes activités confondues, de 690,9 millions € pour 2012, en hausse de 7,3% sur l’exercice 2011, (voir Agra Alimentation du 7 février), Fleury Michon annonce une progression de 5,9% pour sa seule division charcuterie, ce qui représente un chiffre d’affaires 2012 de quelque 566 millions €. Sur un marché français de 4 8412 millions €, le groupe familial vendéen conforte sa part de marché, avec 11,7%, devant son challenger Herta qui progresse (4,2% de croissance des ventes et 11,1% de part de marché), les MDD demeurant largement leader sur ce segment avec 49% du marché, mais ne progressant que de 1% en valeur, a expliqué Patrick Le Rüe, directeur marketing charcuterie lors d’une conférence de presse. Les MDD 1er prix sont les grands perdants de l’année avec une baisse des ventes en valeur de 6,1% ce qui ne leur laisse plus que 5,5% du marché. Le marché de la charcuterie en France a gagné 112 millions € en 2012, soit une relative stabilité (2,4% de croissance) et Fleury Michon en a été le plus important contributeur, gagnant 31,5 millions soit 28% des gains de l’ensemble de la branche. Tous les autres acteurs ont progressé, à l’exception de Labeyrie (-882 000€), mais surtout les MDD 1er prix (- 17,3 millions). Ces dernières ont perdu un peu plus de 634 000 consommateurs, tandis que la branche en gagnait plus de 235 500, dont 574 900 pour Fleury Michon et 467 600 pour Aoste, 308 000 pour Herta, 210 200 pour Madrange et 171 200 pour LBC (Lhuissier Bordeau Chesnel). Le principal moteur du groupe Fleury Michon aura été le pôle nutrition (santé allégé) qui profite de la croissance de ce segment dans la consommation nationale, mais également le jambon de porc (classique ou supérieur), où FM gagne 0,9 point de part de marché face à Herta (+0,6 point) tandis que les MDD chutent lourdement. Sur le segment du jambon de Paris, Fleury Michon progresse de 10,4% en valeur (31,6% de PDM), et devient un sérieux challenger d’Herta (42,9% de PDM en progrès de 0,9%) et des MDD standard (42,5% de PDM, avec 1,6% de croissance). Sur ce segment, la société a progressé de 50% en 4 ans ce qui l’a conduit à construire le nouveau site industriel de Cambrai qui sera dédié aux grandes séries. Il aura un potentiel de 3 000 tonnes avec pour objectif une production de 10 000 tonnes en 2016, ce qui saturera le site. Le groupe charcutier publiera ses comptes le 15 avril, avec le chiffre d'affaires du 1er trimestre 2013.
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