Abonné
Fleury Michon signe un très bel exercice 2012 avec une marge opérationnelle en progression de 1,4 point, à 5,4 %. Le résultat opérationnel, à 37 M EUR, bondit de 44,5 %, pour un chiffre d’affaires en hausse de 7,2 %, à 690,9 M EUR. Le résultat net consolidé, à 17,9 M EUR, progresse de 37,7 %.
Un « retour à la normale »
Fleury Michon explique cette performance par « le bon niveau d’activité et la nouvelle progression des ventes à marque Fleury Michon dans le mix » et précise que « l’ensemble des trois grands pôles d’activité a contribué au redressement du résultat opérationnel ». Ce dernier a progressé grâce à « des pertes moindres sur les opérations à l’international, à un investissement moindre en publicité en 2012 qu’en 2011, à une amélioration de la rentabilité en charcuterie et une stabilité de celle du traiteur ainsi qu’à un comparatif favorable par rapport à 2011 », nous a précisé Eric Coly, responsable de la communication financière de Fleury Michon. A noter, la rentabilité des opérations en GMS France a progressé sensiblement par rapport à 2010.Au cours de l’exercice, la dette financière a diminué de 15 M EUR et la capacité d’autofinancement a atteint 51,7 M EUR contre 40,7 M EUR en 2011. Les investissements (principalement industriels) se sont élevés à 40,3 M EUR dont 17,9 M EUR pour le nouveau site de Cambrai. En 2013, ils devraient s’élever à 30 M EUR. Quant aux investissements publicitaires, ils devraient remonter et retrouver le niveau de 2011.
Décélération de la croissance au T1
Sur le premier trimestre 2013 en revanche, la croissance a très nettement décéléré. Le chiffre d’affaires progresse de 3,7 % « seulement », soit plus de moitié moins que sur l’ensemble de l’année 2012. Il atteint 174,5 M EUR. Le pôle international voit ses ventes baisser de 5,1 %, le chiffre d’affaires du pôle RHD et divers recule de 4 % (du fait de ventes non stratégiques selon les groupe) et le pôle GMS France (+ 5,1 %) au global affiche une évolution contrastée : légère croissance à marque Fleury Michon pour le traiteur malgré le recul sensible de trois produits à base de viande de bœuf suite à la crise du cheval, recul du surimi dans un marché en recul et progression de la charcuterie supérieure au marché.