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France Bovin Croissance : une assemblée générale centrée sur la génomique

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« Le système allaitant n’est pas encore très innovant et prêt à s’adapter », s’est exclamé Hubert de Ganay, président de France Bovins Croissance, le 26 mai, lors de l’assemblée générale. Fort de ce constat, il a donc orienté les débats sur la génomique. Dans ce sens, Laurent Griffon, animateur de l’équipe Sélection et évaluations génétiques bovins allaitants de l’Institut de l’élevage, a rappelé les enjeux liés à la génomique pour le développement de la filière. Cette science permettra de sélectionner au mieux les animaux de demain, mais nécessite de mutualiser les connaissances entre races allaitantes. Des conflits d’intérêt apparaissent, aussi Laurent Griffon a-t-il rappelé l’importance d’un travail en commun. Il a effectué un état des lieux des avancées dans les autres pays comme en Nouvelle-Zélande et en Australie où des laboratoires comme Pfizer s’intéressent très sérieusement à la question. Par ailleurs, les acteurs de terrain semblent réticents au développement de ce nouveau moyen de sélection. « Où est la place de l’éleveur décideur ? », soulève un intervenant. Une question sans doute révélatrice des interrogations du terrain, de même que celle concernant la valorisation financière des résultats. Pour Laurent Griffon, « si le côté politique est propice, on n’aura pas de problème à coordonner le côté technique ». Hubert de Ganay précise bien que « ce qui s’est passé dans le lait va immanquablement se produire en allaitant », alors autant être pro-actif.

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