L’arrêté conjoint des ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture adoptant le plan national de lutte contre le frelon asiatique est paru au JO, le 16 septembre. Ce texte était attendu après avis du Conseil national de la protection de la nature (CNPN), consultation du Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cnopsav) et une consultation du public menée en avril. Comme prévu par le Code de l’environnement, le plan national doit « développer la recherche et les connaissances » sur les impacts du prédateur et les méthodes de lutte, organiser la classification des départements « selon quatre niveaux de pression », et « renforcer la gouvernance », soulignent les deux ministères dans un communiqué commun paru le même jour. Comme prévu également, les départements ont six mois pour élaborer leur plan de lutte.
Rien de nouveau non plus concernant le système d’indemnisation des pertes économiques subies par les apiculteurs, pourtant prévu par la loi contre la prolifération du frelon asiatique adoptée en mars 2025. Interrogés, les cabinets d’Annie Genevard et de Mathieu Lefèvre se renvoient la balle sur cette question. Le 9 décembre, Annie Genevard avait indiqué qu’il faudrait un « correctif législatif pour faire aboutir la chose » car l’indemnisation par le FMSE (fonds sanitaire professionnel, NDLR) n’est pas possible. Pour rappel, « dans les situations de forte pression, le risque de mortalité des colonies peut être fortement accru, pouvant atteindre jusqu’à 30 à 50 % du cheptel apicole sur une exploitation », indique le plan national de lutte.
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En revanche, « trois millions d’euros par an » pour la lutte et la prévention ont été annoncés en mars par le ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre.
LM