Une étude de la cohorte Nutrinet-Santé, publiée en mai, montre que remplacer quotidiennement une petite quantité de fruits et légumes conventionnels par du bio réduit le risque de cancer du sein après la ménopause, rapporte le journal Le Monde le 2 juin (article payant). D’après l’étude parue dans l’American journal of clinical nutrition, pour chaque portion de 100 g de fruits et légumes conventionnels remplacés par leur équivalent en bio, le risque de développer la maladie est réduit de 10 %. Ce résultat est le fruit d’un questionnaire détaillé qui a permis de suivre plus de 31 000 répondants pendant sept ans. Le lien entre le bio et la diminution du risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées était déjà apparu dans les précédents travaux de la cohorte en 2018. Mais cette fois, le questionnaire a permis de recenser « une estimation fine des quantités d’aliments consommés » en contrepartie d’un échantillon de répondants « réduit » et d’une puissance statistique « plus faible », a expliqué la chercheuse à l’Inrae Emmanuelle Kesse-Guyot au quotidien. Néanmoins, « nous trouvons toujours cette même association, très robuste, entre consommation de fruits et légumes bio et réduction de l’incidence du cancer du sein chez les femmes ménopausées », poursuit-elle.
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