Les producteurs français de fruits et légumes dénoncent le dispositif de « régionalisation » des aides à l’agriculture accordé à l’Allemagne en dernière minute par les ministres de l’Agriculture des Quinze avant l’adoption formelle de la réforme de la Politique agricole commune, en octobre dernier Agra Industrie n°34 du 9 octobre 2003. Cette mesure pourrait être définitivement acceptée par Bruxelles, selon sept organisations françaises La FNAMAS (semences potagères), la FNPHP (pépinières et horticulture), la FNPF (fruits), la FNPL (légumes), la FNPPPT (plants pommes de terre), l’ANPLC (légumes de conserve) et l’UNPT (pommes de terre). Ces organisations demandent que « des mesures appropriées pour gommer les distorsions de concurrence, instituées par la réforme de la Pac et la régionalisation des aides » ainsi que la « mise en place des dispositifs de gestion des marchés pour anticiper les crises ». La « régionalisation » permettrait à des agriculteurs allemands désireux de se reconvertir, de produire des légumes, frais ou de conserve, des fruits et pommes de terre, des semences potagères, voire des fleurs et bulbes, tout en continuant à bénéficier de primes à l’hectare dont le montant est compris entre 250 et 349 euros. Pour le moment, seuls quatre pays – l’Allemagne, le Danemark, le Luxembourg et la Finlande – ont adopté, dans le cadre de la réforme de la PAC (Politique agricole commune), ce système.