Fralib : 200 personnes. Lejaby : 450 personnes. Gad : 1 700 personnes. Photowatt : 440 personnes. Technicolor : 350 personnes. Petroplus : 470 personnes. Tous ces dossiers ont eu l’honneur des médias nationaux, et ont été suivis dans le temps. Cherchez l’erreur. Le dossier Gad est pour l’heure globalement resté cantonné à la presse régionale et à la presse spécialisée. Il y a fort à parier qu’en Provence ou en Alsace, Gad n’évoque rien d’autre que le comique Gad Elmaleh. Cela pourrait changer avec la décision de FO de muscler la contestation face à la fermeture annoncée de Lampaul Guimiliau. FO, majoritaire sur cet abattoir, plaide logiquement pour son maintien, et demande officiellement que tous les sites soient préservés. La CFDT, majoritaire à Josselin, plaide (pour peu qu’on l’interroge) pour une réelle restructuration de la filière afin de pérenniser le site préservé, sachant que ce sera très probablement celui de Josselin. Cette relative cacophonie syndicale explique sans doute pourquoi les difficultés de Gad ont beaucoup moins mobilisé les médias nationaux que celles de Doux (4 000 personnes), pour ne citer que cet exemple. Mais faut-il attendre des opérations escargots pour parler davantage du sort de ces 1 700 salariés, et de toute une filière en crise ? Faut-il des syndicats qui crient très fort leur légitime sentiment d’injustice (au risque d’handicaper toute solution alternative) pour avoir droit de cité dans les médias nationaux ? On aimerait que l’industrie agroalimentaire soit davantage considérée à sa juste valeur lorsqu’elle remporte des succès. Mais aussi que ses difficultés soient appréciées par les médias nationaux, et donc par l’opinion publique, à leur juste gravité.
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