Deux projets de lutte contre le gaspillage alimentaire ont remporté une promesse de financements publics, dans le cadre des premiers contrats à impact lancés par Bercy. Un autre appel à manifestation d’intérêt vient d’être lancé, portant sur l’innovation pour accéder à l’emploi.
Vu l’engouement suscité par l’appel à manifestation d’intérêt de contrat à impact « Economie circulaire » lancé par Bercy le 24 septembre, et porté par l’Agence de la transition écologique (Ademe), l’enveloppe dédiée a pratiquement triplé, passant de « 10 à 27,3 millions d’euros », a indiqué le gouvernement dans un communiqué le 2 mars. « Nous avons décidé d’augmenter l’enveloppe que l’Ademe pourrait consacrer à ces projets pour encourager un maximum d’entre eux à aller jusqu’au bout », a expliqué le président-directeur général de l’Ademe Arnaud Leroy cité dans le communiqué.
Sur vingt-sept projets candidats, huit ont été retenus dont deux projets de lutte contre le gaspillage alimentaire. Le premier, porté par l’Association nationale des épiceries solidaires (Andes), vise à mieux valoriser les invendus en évitant les coûts de collecte et de traitement, à encourager la diversification alimentaire et à faciliter l’insertion professionnelle dans les métiers de la logistique. À ce titre, l’Andes a obtenu une promesse de financement de l’État à hauteur de 2,9 millions d’euros (M€) sur quarante mois. L’Andes appartient au groupe SOS, présidé par Jean-Marc Borello, par ailleurs délégué général adjoint du groupe En Marche.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le deuxième projet est porté par Linkee, entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS). Il vise à « systématiser » le don alimentaire dans les métropoles de Nantes, Lille et Strasbourg en proposant des solutions – logistiques notamment – aux acteurs disposant de grands volumes de denrées en passe d’être jetées. Linkee souhaite aussi « sécuriser » l’apport de dons alimentaires aux associations, aux centres communaux d’action sociale (CCAS) et aux personnes en situation de précarité. Pour ce projet, Linkee a obtenu une promesse de financement à hauteur de 2,3 M€ sur quatre ans.
Troisième appel
Le mécanisme des contrats à impact est le suivant : les projets sont financés par un ou plusieurs investisseurs privés, remboursés par l’État en fonction de la « réussite effective » du projet selon des indicateurs définis au préalable par les parties prenantes. Au-delà du volet économie sociale et solidaire, un deuxième appel à manifestation d’intérêt pour l’égalité des chances économiques a été lancé en novembre. Les lauréats, sélectionnés parmi trente-six dossiers de candidature, seront dévoilés fin avril. Enfin, un troisième appel à manifestation d’intérêt de contrat à impact intitulé « Innover pour l’accès à l’emploi » a été lancé le 3 mars, pour une durée de trois mois, par le ministère du Travail. Les thématiques visées sont l’insertion professionnelle via le mentorat, la mobilité résidentielle et/ou pendulaire, et l’emploi des personnes ayant des troubles de santé dont psychiques.