Harrys (Barilla) poursuit le développement de sa gamme premium Beau & Bon, quatre ans après son lancement. Elle débarque cette année sur le segment des brioches tranchées (chocolat noisettes, spéculoos et gâche) et des burgers. « Nous sommes bien positionnés sur le segment de la brioche tranchée et la gamme Beau & Bon lancée sur ce segment répond à une attente de goût très forte sur ce type de produits. Nous pensons que le potentiel de Beau & Bon sur la brioche tranchée est encore plus important que sur le pain », confie Carmela Bazzarelli, directrice du trade marketing et category management. Sur le segment des pains classiques, Beau & Bon affiche une part de marché de 11,8 % en valeur pour 4,2 % en volume (CAM P3 2014). Sur le segment des pains de table, lancé l'an passé, la part de marché valeur atteint 16,2 % pour 12,8 % en volume. Le marché de la viennoiserie (178 000 tonnes, 737 millions d'euros) est notamment porté par le dynamisme des brioches tranchées (+ 8,5% en volume), sur lequel Harrys lance la gamme Beau & Bon. Le marché du pain préemballé en GMS en France (190 000 tonnes, 560 millions d'euros) est quant à lui toujours soutenu par le dynamisme des spécialités (dans lequel s'inscrit le burger Beau & Bon) et par celui du pain de mie sans croûte (+ 14,4 % en volumes). Harrys ne compte pas y déployer la gamme Beau & Bon pour l'heure. « Sur ce segment très dynamique, nous étions limités par nos capacités de production. Nous pouvons encore beaucoup développer le segment avant de l'enrichir avec une offre premium », estime Carmela Bazzarelli. Pour rappel, Harrys, qui a initié le segment du pain de mie sans croûte en 2004, investit actuellement 14 millions d'euros sur le site de Plaine de l'Ain (près de Lyon) pour la mise en place d'une nouvelle ligne dédiée. Un projet auquel s'ajoute le regroupement des deux sites Harrys de Châteauroux d'ici à trois ans (30 millions d'euros d'investissement). Au total, Harrys, repris par Barilla en 2003, compte six usines en France. Barilla annonçait l'an passé un chiffre d'affaires d'environ 400 millions d'euros en France (groupe : 3,9 milliards d'euros en 2012).
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