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Investissement Hausse attendue sur les achats d’équipement des IAA

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Les industriels interrogés par le Salon IPA prévoient d’augmenter leurs achats de machines d’équipement et de conditionnement en 2010, à tout le moins à compter du second semestre. Qu’ils soient français ou étrangers, ils expriment la même confiance dans la stabilité de la conjoncture à court terme mais sont extrêmement prudents sur le long terme.

Le montant des investissements des industries alimentaires pour équiper et moderniser les usines est orienté à la hausse, si l’on en croit les réponses à la première enquête minute 2010 qu’a lancée IPA en vue du prochain salon de l’équipement agroalimentaire en octobre prochain. La comparaison avec la même enquête effectuée en 2008 invite à un certain optimisme, les principales motivations des industriels de l’alimentaire pour investir concernant l’amélioration des gains de productivité, la diversification de la production et le développement durable.
Par rapport à 2008, l’évaluation de la conjoncture économique actuelle est plus mesurée, selon cette enquête et fait ressortir un optimisme plus fort sur le long terme. D’ailleurs, les prévisions d’investissements ont tendance à s’étaler nettement plus dans le temps. Plus les échéances sont éloignées, plus les investissements prévus sont nombreux. Ce qui n’empêche pas qu’une part conséquente de ces investissements soit prévue courant 2010, majoritairement au second semestre.

Encore un certain attentisme
Si l’attentisme semble plus que jamais de rigueur, l’estimation de ces investissements enregistre une hausse notable : 52 % d’entre eux sont supérieurs à 200 000 euros, contre 47 % en 2008, sont 34 % supérieurs à 400 000 euros.
Ces investissements à venir devraient concerner essentiellement les équipements de process, puis les machines de conditionnement et d’emballage primaire et fin de ligne.
On observe une hausse de la notion de mise aux normes des équipements et d’augmentation de la sécurité, mais les motivations premières restent de nature économique. Le développement durable est une notion encore plus fortement ancrée qui se traduit, là aussi, par des motifs économiques : économies d’énergie, réduction des pertes de matières, réduction de la consommation d’eau et de fluides, valorisation des déchets.
Enfin et de manière assez paradoxale, la moyenne de renouvellement des équipements (11/12 ans) pour les grandes unités de production affiche une baisse d’un an par rapport à l’enquête 2008.

Aucune visibilité à long terme
Les résultats de l’enquête montrent que les professionnels de l’industrie agroalimentaire restent confiants, puisque pour la moitié d’entre eux la conjoncture restera stable à court et moyen terme. En revanche, ils ont plus de difficulté à se projeter sur le long terme (5 ans et plus), 28,5 % d’entre eux ne sachant pas quelles seront alors les perspectives économiques.
Si 15,5 % des répondants estiment que la conjoncture est plutôt bonne actuellement (contre 29 % en 2008), ils sont 25 % à considérer qu’elle le sera également à moyen terme (2/3 ans) et 33 % lorsqu’il s’agit du long terme. A noter que Français et étrangers partagent le même degré d’optimisme.