Après trois ans à la tête d’Heineken, Thony Ruys cède sa place Jean François van Boxmeer. Un passage de témoin avec des indicateurs au vert mais une restructuration en cours. Au premier semestre, le groupe néerlandais a enregistré une hausse de 5,4% de son résultat net.
Nous continuons à bâtir les fondations pour les succès futurs» ! C’est en ces termes que le président d’Heineken Thony Ruys a commenté les performances de l’entreprise au cours des premiers mois de l’année. Heineken a affiché une croissance organique de tous ses indicateurs, se réjouit le groupe, dans un communiqué : 1,3% pour son chiffre d’affaires à 5,142 millions d’euros mais un résultat net à 345 millions d’euros contre 371 millions durant la même période de 2004. Cette baisse, explique le groupe, est due au taux de change de l’euro et à des charges exceptionnelles.
L’heure est aux économies
La croissance des volumes du brasseur a enregistré un petit progrès de 3,3% à 56,2 millions d’hectolitres. La Russie est devenu le plus grand débouché pour Heineken, en volume du fait de ses récentes acquisitions qui confortent sa troisième position sur ce marché. Au Etats-Unis, l’évolution des volumes est en berne : -2,5%. Le groupe espère rebondir au premier semestre 2006, grâce au lancement dans la zone de la Heineken Premium Light Lager, actuellement en phase de test. Mais globalement, sur les marchés occidentaux, l’heure est à la réduction des coûts. Heineken cherche encore à réaliser une cinquantaine de millions d’euros d’économies en Europe de l’Ouest.