« Produire, abattre et découper des porcs dans des pays comme le Brésil et réaliser ensuite les opérations de finition en Europe est tout à fait possible. Les aspects sanitaires ne sont plus un problème, ni le transport. Nous pouvons passer par l’aérien pour transporter des viandes surgelées, sans surcoût. Produire dans des pays comme le Brésil, la Chine ou la Thaïlande, n’est pas non plus un simple avantage de salaires, mais bien de coûts dans leur globalité, car on peut produire sur de plus grandes surfaces et avec moins de contraintes législatives ».
Karl-Heinz Kiesel, senior vice-président du groupe Campofrio

« C’est un avantage compétitif que d’avoir une expérience de ce qui se fait ailleurs. Avoir un management international est un plus mais il importe également de se constituer un réseau international pour connaître et anticiper les tendances de consommation dans les autres pays ».
Patrick Poirrier, président de Cémoi

« Le consommateur n’achète plus uniquement un produit mais aussi un écosystème. Il existe une véritable attente pour être rassuré sur la logique de fabrication ce qu’il va consommer ».
David Garbous, directeur marketing Lesieur

« Il y a beaucoup trop de réglementation en France, mais surtout elle change beaucoup trop vite et souvent, ce qui ne permet pas aux investisseurs de stabiliser leurs investissements et d’identifier clairement le retour sur investissement ».
François Moury, directeur du pôle agroalimentaire Crédit Agricole SA

« Au niveau mondial, le réel enjeu est de produire plus à des conditions toujours plus performantes. Les ventes vers l’Afrique ont été multipliées par deux sur les six derniers mois. Mais il ne faut pas oublier que les marchés nouveaux ont davantage besoin de protéines que de jambon de Bayonne. Les entrepreneurs ne doivent pas non plus se fermer des portes et accepter pour cela d’ouvrir leur capital à des investisseurs extérieurs».
Frédéric Grimaud, président Grimaud La Corbiere

« Il faut créer en amont des valeurs ajoutées qui vont faire partie intrinsèque du produit fini, ce qui demande de faire de l’innovation dans les actes agronomiques pour que la chaîne devienne dans le même temps plus productive, car il va falloir continuer de produire plus. Mais l’agriculteur devra rester la sentinelle de la terre, tout en devenant le D de la R&D ».
Alain Guillemin, directeur général de Terrena

« L’innovation est ce qui permet de passer des hausses de tarifs car c’est le moyen de se rendre non comparable. Nous avons automatisé la démarche de demande de développement de nouveaux produits ».
Didier Boudy, président du directoire Européenne des Desserts

« La compétitivité repose sur des achats rigoureux, le développement de la chaîne logistique et du service au client et de faire les petits produits que les autres ne veulent pas faire. Il faut abandonner les stratégies purement de marque pour repartir des aspirations du consommateur. Il attend de la naturalité, des liens durables vis-à-vis des salariés, de l’environnement et de lui-même ».
Emmanuel Vasseneix, président-directeur général LSDH

« Les projets qui nous sont soumis sont de plus en plus tournés vers l’international et pour y répondre nous nouons de plus en plus des alliances, en Chine, Inde, Asie du Sud ou Afrique, et nous appuyons sur des équipes de gestion locales ».
Jean François Laurain, directeur général d’Unigrains