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Brasserie/résultats InBev promet d’être « le meilleur » d’ici 3 ans

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Le brasseur, né de la fusion entre Interbrew et AmBev, a annoncé une progression de ses volumes très marquée en Amérique du Sud, en Russie et en Ukraine. Des poussées à deux chiffres qui ont dopé la croissance interne d’InBev qui va poursuivre sa restructuration en Europe et en Amérique du Nord. Beck’s (+11,6%) et Brahma (+20%) montent. Stella Artois chute (-4%).

Le belgo-brésilien InBev, plus gros brasseur du monde en volume promet d’être « le meilleur » de son secteur d’ici à 3 ans. John Brock, le directeur général du groupe, se fixe cet objectif alors qu’il a présenté des « résultats encourageants », lors d’une conférence de presse, le 8 septembre. InBev a dégagé un bénéfice net de 382 millions d’euros durant les six premiers mois de l’année. Un signe positif alors que le brasseur avait déçu les analystes fin 2004, affichant de faibles croissances de volumes internes. «  Nous sommes dans les conditions idéales pour atteindre, à l’horizon 2007, la marge EBITDA de 30% que nous nous sommes fixée », annonce le dirigeant.

+5,5% de volume

Les marchés émergents ont permis à M. Brock d’annoncer des volumes de vente en progrès de 5,5%. Une des raisons pour lesquelles il se dit «  confiant pour l’avenir » et concentré sur les «  marchés clefs » : le Brésil, l’Argentine, la Russie, l’Ukraine et la Chine. Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 5,22 milliards d’euros au cours des six premiers mois de l’année. Une donnée à comparer avec les 3,5 milliards d’euros pour Interbrew et les 1,25 milliard d’euros d’AmBev réalisés au premier semestre 2004.

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Réduction des coûts

Pour l’avenir, outre ses marchés clefs, le groupe prévoit d’aiguillonner ses performances dans les marchés occidentaux. «  Même si le contexte économique en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord reste rude, nous avons des projets spécifiques pour améliorer notre rentabilité sur chaque marché », indique John Brock. Il évoque notamment une baisse des coûts au Canada et aux Etats-Unis. Cette stratégie devrait toucher l’ensemble des marchés saturés que sont l’Allemagne, la Grande Bretagne et la Belgique. Le programme de fermeture de site de production entamé ces derniers mois devrait donc se poursuivre, même si Inbev n’a annoncé aucune nouvelle fermeture.