Environ 100 000 poulettes devaient être abattues après un cas d’influenza aviaire dans un élevage des Côtes-d’Armor, le premier en Bretagne depuis plus d’un mois.
« Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène vient d’être confirmé ce 30 décembre 2022 dans un élevage de poulettes futures pondeuses » à Canihuel (Côtes-d’Armor), a informé la préfecture dans un communiqué le même jour. « Une opération de dépeuplement des 100 000 poules présentes sur l’élevage concerné […] va être menée », précisent les pouvoirs publics. Premier bassin avicole de France, la Bretagne voit là son premier cas en élevage depuis le 27 novembre. Jusque-là, la région avait comptabilisé 17 foyers depuis le 1er août, date du début de la campagne de comptage 2022-2023. Au printemps 2022, la Bretagne avait connu quelques cas sporadiques. Grâce à un dépeuplement préventif « pare-feu », la région avait échappé à la flambée qui a dévasté les Pays de la Loire.
Plus au sud, le Gers, premier département avicole d’Occitanie, a connu son deuxième cas de la saison, le 27 décembre sur des poules pondeuses. L’élevage touché est situé à Aignan, comme le premier foyer, confirmé la veille sur des canes reproductrices. Le 3 janvier, ces deux cas ont été suivis par deux suspicions. La préfecture a instauré une zone réglementée temporaire, assortie de « mesures maximalistes », explique la directrice du Cifog (interprofession du foie gras) Marie-Pierre Pé à Agra Presse. Et d’ajouter que « le territoire gersois ne veut pas vivre de nouvelle flambée ».
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Épizootie « contenue » en Dordogne
Alors que la zone réglementée autour d’Aignan comporte de nombreux canards prêts à engraisser, « nous nous sommes organisés très rapidement pour dépeupler de façon anticipée et valoriser en maigre les animaux qui peuvent l’être », rapporte la responsable du Cifog. Même si le plan Adour a permis de réduire la densité en palmipèdes dans le Sud-Ouest, « le virus est quand même là », rappelle Marie-Pierre Pé, et « il est dangereux de maintenir des animaux sur pied ».
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En Dordogne, l’épizootie d’influenza aviaire semble « contenue », estimait le préfet Sébastien Lamontagne le 15 décembre 2022. Avec un total de huit cas en élevage, « il n’y a pas d’embrasement dans le département comme il a pu y en avoir au printemps dernier », affirme le représentant de l’État, cité par le quotidien Sud-Ouest. Ailleurs dans le sud du pays, quelques cas sporadiques en élevage ont été observés dans les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Vaucluse, ainsi qu’un cas chez un particulier dans les Landes. Au niveau national, le dernier bilan du ministère de l’Agriculture comptabilisait 260 foyers en élevage au 4 janvier.