Les comptes de l'exercice 2014/2015 annoncés par InVivo confortent ses ambitions de développement à terme. Lors d'un point presse à la veille de sa convention annuelle, le groupe coopératif a refait le point sur ses objectifs de développement dans ses quatre divisions.
Lors de la présentation le 15 décembre, de ses résultats 2014/2015 (exercice clos le 30 juin), InVivo a réitéré ses ambitions de développement inscrites dans son plan stratégique à l'horizon 2025. « Faire en sorte qu'InVivo soit une tête de pont de l'agriculture française dans le monde, investir dans les métiers d'avenir et notamment le digital et le numérique appliqués à l'agriculture et accompagner la mise en marché des produits français », a ainsi énuméré Thierry Blandinières, le directeur général, lors d'un point presse, comme les trois axes stratégiques du développement.
ACQUISITIONS ET PARTENARIATS POUR NSADans la branche Nutrition et santé animale (NSA), dont les ventes en hausse de 12,4 % sur l'exercice passé affichent la meilleure performance des quatre divisions, InVivo veut continuer son expansion à l'international. L'activité hors de France occupe déjà 75 % de son activité. Le groupe compte croître par croissance interne et externe, mais aussi développer des partenariats, notamment dans l'aquaculture ou la génétique, ou dans certains pays plus difficile d'accès seul. « Sur les 80 cibles potentielles que nous avons sélectionnés, nous travaillons sur une quinzaine de dossiers. Nous avons déjà signé deux opérations de croissance externe cette année, et deux autres seront annoncées avant le 31 janvier prochain et d'autres dans les mois suivants », a précisé Hubert de Roquefeuil, directeur exécutif d'InVivo NSA. Côté partena-riat, un accord devrait être présenté très prochainement avec un important groupe local au Nigéria « qui a une vraie volonté de créer une chaîne alimentaire en Afrique », a simplement indiqué le dirigeant sans vouloir donner le nom de ce partenaire. Dans le pet food, le groupe a des ambitions fortes en Asie, un marché appelé à de forts développements à terme.
En 2014/2015, l'Ebitda d'InVivo a fait un bond en avant de 67 % à 106,7 millions d'euros pour un chiffre d'affaires stable à 5,7 milliards d'euros, dont 45 % réalisés à l'international. Après le versement de 97 millions d'euros de ristournes aux coopératives adhérentes (en hausse de 6,5 % par rapport à 2013/2014), le résultat courant s'élève à 62 millions d'euros (contre 16 millions un an plus tôt) « plus en ligne avec les performances durables » du groupe, ont précisé les dirigeants. Dans le même temps, la coopérative a renforcé sa structure de bilan. Ses fonds propres passent de 489 millions à 672 millions, après l'augmentation de capital de la filiale InVivo NSA permettant ainsi l'amélioration du gea-ring à 0,3, contre 0,4 un an plus tôt.
Le pôle grand public (chiffre d'affaires en hausse de 2,5% en 204/2015) poursuit, lui aussi, son développement, notamment du côté des enseignes Frais d'Ici. Après l'ouverture d'un deuxième magasin à Dijon en octobre, un point de vente, accolé cette fois à une jardinerie Gamm Vert déjà existante, devrait voir le jour à Auch en mai. Le regroupement des deux enseignes au même endroit relève non seulement de la difficulté de trouver l'emplacement parfait (le site test du premier Frais d'Ici dans la région de Toulouse, excentré en pleine zone commerciale, souffre d'une certaine désaffection en semaine), mais aussi du souhait de maximiser les mètres carrés. Une centaine de magasins Gamm Vert en France permettant ce type d'implantation ont ainsi été identifié.
AMBITIONS FORTES DANS LE VINDans le vin enfin, un quatrième pôle d'activité créé cette année autour de Vinadeis, la première coopérative viticole française, InVivo Wine se pose comme le fédérateur de la filière viti-vinicole française. Troisième acteur français, ce pôle pèse 340 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015, dont 110 millions à l'export. « L'objectif est d'arriver à 500 millions le plus vite possible », a souligné Thierry Blandinières. Dans cette optique de développement et notamment à l'export vers l'Amérique du Nord, et l'Asie, les coopératives viticoles sont invitées à adhérer directement à l'Union InVivo afin de devenir « les acteurs du projet et non plus seulement des vignerons fournis-seurs », a souligné ce dernier.