Le plan d’action des grandes chaînes de distribution pour réduire l’utilisation des sacs de caisse est « bien timide », a indiqué le 13 novembre dernier France Nature Environnement (FNE), la fédération française des associations de protection de l’environnement. « Les objectifs affichés sont très timides, Carrefour évoque par exemple une réduction de 5 % des sacs de caisse, autant dire presque rien », a commenté Nathalie Villermet de FNE. « Les distributeurs n’ont à aucun moment évoqué le gaspillage de ressources naturelles pour fabriquer les sacs ni leur impact sur l’environnement », a-t-elle remarqué, craignant un « effet d’annonce ». Un sac en plastique dans la nature « y reste plusieurs dizaines d’années ». Tous les ans, des baleines, dauphins et tortues sont retrouvés morts étouffés par l’absorption de sacs plastiques. Et leur fabrication et leur incinération se traduisent par des émissions de gaz à effet de serre dont l’impact sur le climat est désormais bien connu, rappelle France Nature Environnement. Les écologistes souhaitent que les sacs de caisse soient rendus payants, « afin de montrer au consommateur le véritable coût, économique et environnemental ». En Irlande, la mise en œuvre d’une taxe de 15 centimes d’euros s’est traduite par une diminution de 90 % des sacs de caisse, selon FNE. Quelque 18 milliards de sacs plastiques sont utilisés chaque année en France, soit 500 par seconde. Cela représente 75 000 tonnes, dont le coût d’élimination revient à 100 millions d’euros, selon la fédération écologiste. De toute façon, s’il est prouvé que les sacs de caisse sont dangereux, alors il appartient aux pouvoirs publics de les interdire », a pour sa part commenté Jérôme Bédier, le président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD).