Miscanthus, peuplier, maïs… Quelle biomasse privilégier pour produire des biocarburants de 2 e génération ? « La biomasse parfaite n’existe pas » répond Denilson Da Silva Perez, ingénieur à l’Institut technologique Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement (FCBA). Chaque type de biomasse agricole et forestière présente en effet des avantages et des inconvénients selon qu’on tente de la transformer en carburant par la voie biochimique (fermentation) ou par la voie thermochimique. « On ne pourra pas éliminer toutes les contraintes et on en pourra pas constituer des approvisionnements “purs” », avertit le chercheur du FCBA. Selon lui, « il va falloir jouer sur la qualité de la biomasse ». Lancé en 2006, le programme d’expérimentation Regix apporte quelques éclairages sur le comportement de la biomasse agricole et forestière soumise aux voies thermiques ou biochimiques. A titre d’exemple, les quantités d’azote et de soufre se retrouvent dans des proportions plus importantes dans les échantillons agricoles que dans les échantillons forestiers étudiés. Si de l’amidon et des sucres solubles sont présents sur certaines espèces agricoles (une donnée intéressante pour la voie biochimique), il n’en est rien pour les échantillons forestiers.
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