Le tribunal administratif de Poitiers a ordonné, le 23 juillet, le démantèlement de quatre réserves de substitution en Charente-Maritime, laissant trois ans à l’Association syndicale autorisée d’irrigation (ASAI) des Roches pour remettre les sites en état. Le contentieux trouve son origine dans l’autorisation préfectorale accordée à « cinq réserves de substitution destinées à l’irrigation de 850 hectares de parcelles agricoles » à Cram-Chaban, La Laigne et La Grève-sur-Mignon, selon un communiqué du tribunal. Suivant les conclusions du rapporteur public, la juridiction administrative a donné en partie raison à l’association Nature Environnement 17 (NE17), qui dénonçait notamment une « étude d’impact lacunaire », le « surdimensionnement des réserves », la « construction pendant les recours », le « non-respect des arrêtés de mise en demeure » et les « remplissages illégaux ». Le jugement concernant la cinquième réserve a été renvoyé, en raison d’un manque de base légale, a précisé à l’AFP Marie Bomare, juriste de NE17.
L’ASAI des Roches a annoncé faire appel, estimant cette décision « en décalage avec les priorités que la nation vient de se fixer en matière de sécurité de l’approvisionnement en eau et de souveraineté alimentaire ». Les irrigants soulignent que le délai de trois ans leur offrira « le temps nécessaire pour déposer un dossier complet visant à régulariser la situation administrative des réserves ». En juillet 2025, le tribunal correctionnel de La Rochelle avait condamné neuf irrigants de l’ASAI des Roches à plus d’un million d’euros d’amendes pour avoir utilisé, sans autorisation, des réserves d’eau à des fins d’irrigation. Ils avaient fait appel.
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JJ, avec l’AFP