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La gamme surgelée de la Tarte tropézienne (produit éponyme et macarons) sera officiellement présentée au Sirha. « Nous avions une demande de clients internationaux et nous ne pouvions pas la satisfaire », explique Albert Dufrêne, p.-d.g. de l’entreprise. Pour se lancer dans la production de surgelés, il a donc investi 3,8 M EUR (dont 2,8 M EUR pour l’immobilier et 1 M EUR en matériel) dans un nouveau laboratoire de 2 800 m2 sur deux étages à Cogolin (83), qui devrait être opérationnel fin février. Il permettra d’augmenter la production de 50 %.
La cible visée est résolument haut de gamme, notamment via l’hôtellerie et Albert Dufrêne n’exclut pas l’ouverture de boutiques. « Pour l’instant, nous attendons le Sirha pour voir comment nous allons vraiment lancer le produit », explique-t-il. Outre le développement à l’étranger, il souhaite ouvrir 5 nouvelles boutiques – pour 20 actuellement – dans les cinq ans. « Nous voulons ouvrir des villes comme Cannes ou Toulon. L’activité y est plus régulière tout au long de l’année », précise-t-il.
Le groupe La Tarte tropézienne annonce un chiffre d’affaires de plus de 16 M EUR en 2010 (pour 15 M EUR en 2009). Il emploie 130 personnes, et jusqu’à 200 pendant la saison. Il réalise environ 80 % de son activité avec la boulangerie pâtisserie dans ses 20 points de vente, développe une activité traiteur sur les circuits automobiles et dans les villas autour de Saint-Tropez et comprend également un restaurant. Le produit phare de l’entreprise, la tarte tropézienne, représente 40 % des ventes du groupe qu’Albert Dufrêne détient à 100 % depuis qu’il l’a repris au créateur du produit, Alexandre Micka, en 1985.