10 millions d’euros, c’est le montant que vont investir conjointement plusieurs opérateurs économiques dans un projet plutôt original dédié aux nouvelles tendances alimentaires. La Vieille Cure, une ancienne fabrique de liqueur désaffectée située à Cenon (périphérie de Bordeaux), va accueillir des bureaux, une école de cuisine s’adressant à des candidats en échec scolaire en association avec Alain Ducasse, une conserverie partagée, un espace de co-working destiné à des entrepreneurs du secteur alimentaire, un restaurant et même une distillerie de gin (production du Sorgin, des Domaines François Lurton). Le projet devrait être opérationnel en 2022.
Dans le tour de table du consortium se trouve le site de e-commerce Tauziet & Co, qui va y installer ses bureaux et se charger de l’animation et de la gestion des différentes composantes. « Chaque semaine, Tauziet & Co met en relation des clients et des petits producteurs. Nous leur achetons les produits et nous les expédions par l’intermédiaire de Chronofresh », explique Géraldine Sillègue, fondatrice de la plateforme. Tauziet & Co a connu une accélération de son activité en 2016 et devrait atteindre cette année un million d’euros de chiffre d’affaires (le panier moyen est d’environ 100 euros), ce qui lui permettrait d’atteindre son point mort. Tauziet & Co, qui compte un family office à son capital, mène actuellement une levée de fonds afin de financer ses projets.
Sans se fixer d’objectif en nombre de clients ou de producteurs à recruter, Géraldine Sillègue voit plutôt l’avenir de Tauziet & Co sous la forme d’une duplication de son modèle dans d’autres régions qui comptent de nombreux petits producteurs, comme la Bretagne, la Provence ou l’Alsace. Un objectif qui pourrait se concrétiser dans les prochaines années.
vise 1 million d'euros de chiffre d'affaires en 2019