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L’ABEA en attente de simplification administrative

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« Nous avons été globalement satisfaits d’avoir été entendus sur l’écotaxe mais cela ne résout en rien la situation très difficile, voire dramatique, de certaines filière, nous a indiqué Olivier Clanchin, président de l’ABEA*. Les aides et les subventions, c’est bien, mais nous réclamons aussi des mesures qui ne coûteront rien. Nous voulons travailler dans une logique de construction et d’accompagnement avec les pouvoirs publics et l’administration. Nous attendons beaucoup du chantier de simplification administrative, avec de plus grandes facultés d’expérimenter en région. Le principe de précaution ne doit pas nous empêcher d’avancer. La valorisation des algues, par exemple, rencontre de nombreux freins administratifs et idéologiques, alors que cette contrainte pourrait être transformée en opportunité. De même, cinq ans pour faire aboutir un dossier de méthanisation, c’est beaucoup trop long. » L’ABEA souligne également que les relations avec la distribution doivent être améliorées. Et que les solutions ne pourront être que franco-françaises, dans une Europe où il faut avancer sur l’harmonisation des normes sociales, fiscales et environnementales. Au final, l’ABEA manifeste une « confiance prudente » et attend de voir ce que contiendra exactement le pacte d’avenir pour la Bretagne. Quant à l’écotaxe, l’ABEA ne veut plus en entendre parler pour l’instant. Peut-être dans trois ou quatre ans, si les industries agroalimentaires bretonnes ont renoué avec la croissance et les emplois.
 
*Association bretonne des entreprises agroalimentaires