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Produits festifs / Innovation Labeyrie va multiplier les innovations à Noël

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Après avoir obtenu de bons résultats lors de Noël 2008, Labeyrie compte frapper fort cette année. L’entreprise basque lance en effet une quinzaine d’innovations, dont un bon nombre sur des territoires inédits pour elle : les tartinables, les soupes de poissons, les entrées et les sauces. Par ailleurs, Labeyrie se réjouit vivement de l’entrée de Lur Berri dans le capital d’Alfesca, qui va aider l’entreprise dans ses projets de croissance externe.

Labeyrie (339,5 millions d’euros de chiffre d’affaires) va lancer de nombreuses innovations pour les fêtes de Noël. L’entreprise appartenant à Alfesca compte en effet beaucoup sur cette période de l’année pour continuer sa croissance. Et on comprend pourquoi : lors des dernières fêtes de fin d’année, le marché du foie gras mi-cuit a progressé de 1,1 % en volume et de 3,6 % en valeur, tandis que celui du saumon fumé a connu une croissance de 2,7 % en volume et de 0,7 % en valeur. En comparaison, les ventes de Champagne ont baissé de 12 % en volume, les huîtres de 9 % et les chocolats de 4 % sur la même période. Labeyrie a profité de la bonne tenue des segments sur lesquelles l’entreprise est présente : ses parts de marché en foie gras ont progressé de 0,5 point pour atteindre 20,6 %, tandis que dans le domaine des saumons fumés, la société est restée stable à 28,3 %. En truite fumée, Labeyrie connaît une forte progression : + 3 points à 16,8 % et prend le leadership de ce marché. « Nous bénéficions de notre positionnement premium et du positionnement transversal de notre marque », se réjouit Jacques Trottier, directeur général adjoint de Labeyrie. Les 3,2 millions d’euros (+ 25 % par rapport à 2007) dépensés à la fin de l’année en publicité télévisée et en animation des points de vente ont donc été efficaces. Par ailleurs, l’autre gagnant de cette bonne tenue des produits festifs sont les MDD qui ont progressé de 1,3 point de parts de marché en foie gras pour atteindre 46,2 % du marché et de 0,7 point en saumon, pour s’élever à 41,3 %.

S’étendre sur de nouveaux territoires

Pour connaître le même succès cette année, Labeyrie lance 15 innovations. La société, qui est présente aux rayons charcuterie, surgelé, volaille, traiteur de la mer et épicerie, va notamment lancer un foie gras de canard entier du Sud-Ouest en habit de figue, un foie gras poché dans son bouillon au jus de truffes et un foie gras en papillote. Dans le domaine des saumons, Labeyrie commercialisera un saumon fumé de tradition, un saumon fumé « dîner de fête Canada », ainsi qu’un plateau de dégustation de saumon fumé et de thon fumé. « Nous allons également nous étendre sur de nouveaux territoires », s’enthousiasme Marine Cossin, responsable innovation et communication de Labeyrie. En effet, pour la première fois, Labeyrie attaque le segment des tartinables avec une gamme « spécial apéritif » et une gamme de beurre d’Echiré spécial saumon fumé.

L’entreprise basque se lance également pour la première fois dans les soupes de poissons avec une gamme de veloutés de la mer saumon fumé et Saint Jacques. « Crise ou pas crise nous voulons étendre notre marque au maximum », explique Jacques Trottier. Labeyrie réalise 85 % de son chiffre d’affaires sous sa propre marque. Autre nouveau territoire pour Labeyrie : le marché de la Saint Jacques, dans lequel l’entreprise lance des noix de coquilles Saint Jacques à réchauffer en quelques minutes à la poêle. Labeyrie s’étend également pour la première fois sur le marché des sauces, avec une gamme de sauces au foie gras et de sauces aux morilles (fabriquées par Cap Diana). Enfin, l’entreprise basque débarque sur le segment des entrées avec des soufflés et des corolles, qui seront sous-traités par Primel Gastronomie (groupe Sill).

De gros projets de croissance externe

L’extension des activités de Labeyrie a tout de même des limites. « Labeyrie est une entreprise en ébullition, mais nous souhaitons nous concentrer sur nos métiers. Nous ne voulons pas fabriquer du Champagne par exemple », souligne Jacques Trottier, qui se réjouit par ailleurs de l’arrivée de Lur Berri dans le capital d’Alfesca Cf Agra alimentation n° 2068 du 4 juin 2009 p 25 : « C’est une très bonne nouvelle pour nous, car cela rassure nos clients et nos investisseurs. C’est important, car nous avons de gros projets de croissance externe », conclut-il.