L’Académie nationale de pharmacie réclame plus de contrôles et l’application de la réglementation car des sociétés continuent à vanter des allégations santé « non scientifiquement prouvées » dans le domaine des produits alimentaires. Selon cet organisme « certaines sociétés continuent à se prévaloir d’allégations santé sans autorisation, même en sachant que les preuves qu’elles apportent sont insuffisantes, uniquement parce qu’elles ont déposé leurs dossiers avant la date butoir du 1 er juillet 2007 ». Or cette réglementation est « rétroactive », rappelle l’Académie.
« Depuis le 1 er juillet 2007, le nouveau règlement européen stipule qu’aucune allégation “santé” nouvelle ne peut être utilisée avant d’avoir obtenu l’autorisation préalable de l’autorité compétente (DGCCRF) ». « Aucun aliment ne peut se targuer de posséder des propriétés thérapeutiques », souligne-t-elle. De plus « pour obtenir une allégation santé, les fabricants doivent fournir un dossier scientifique prouvant l’efficacité du produit et donc la véracité de l’allégation demandée ». Ce dossier « doit avoir pour base celui qui a été étudié et conçu par une commission de chercheurs et industriels de plusieurs pays européens (démarche « Passclaim ») », explique-t-elle. Dès mai 2007, l’Académie avait recommandé de « diffuser largement les listes des allégations autorisées ainsi que celles qui sont rejetées » auprès des opérateurs économiques, des professionnels de santé et des associations de consommateurs.