Parmalat a décidé d’attendre avant d’émettre son avis sur l’offre de Lactalis. Le calendrier s’annonce trop serré pour que le groupe lavallois dispose des titres acquis durant l’OPA pour l’assemblée générale prévue fin juin.
Lactalis a déposé le 29 avril son projet d’OPA auprès de l’autorité boursière italienne Consob. Elle dispose de 15 jours pour donner son feu vert à l’offre, dont la réussite est notamment conditionnée par Lactalis à la détention d’au moins 55 % du capital.
Le conseil d’administration de Parmalat a examiné cette offre le 3 mai et a chargé Goldman Sachs d’en évaluer les termes. La banque américaine sera chargée, avec plusieurs cabinets d’avocats, d’assister le groupe italien par rapport à cette offre.
Goldman Sachs sera notamment chargée de rédiger une attestation d’équité (fairness opinion) sur les termes de l’OPA de Lactalis et en particulier sur le prix proposé, sur la base de laquelle Parmalat décidera s’il y a lieu ou non de recommander l’offre à ses actionnaires. Dans son communiqué, Parmalat rappelle que l’offre de Lactalis « n’a été ni sollicitée, ni déterminée en accord avec le groupe ».
Pour rappel, Lactalis avait racheté en mars la part de 15,3 % détenue par les fonds d’investissement Zenit, Skagen et Mackenzie à un prix de 2,8 euros par titre. Dans son offre d’OPA, le groupe lavallois propose 2,6 euros par titre. Alors que le quotidien Il Sole 24 Ore affirmait que Parmalat aurait pu demander dès le 3 mai de relever l’offre de 2,6 à 2,8 euros par titre, le groupe italien a préféré attendre.
Le calendrier s’annonce trop serré pour que Lactalis dispose des titres acquis durant l’OPA lors de l’assemblée générale de Parmalat prévue les 25, 27 ou 28 juin. Le groupe lavallois, fort de sa participation de 29 %, prendra le contrôle de Parmalat mais devra laisser de la place aux actionnaires minoritaires au sein du conseil.
Il est par ailleurs toujours question que Lactalis cède une part minoritaire de Parmalat à la Caisse des dépôts italienne à l’issue de son OPA, ce qui pourrait permettre à Rome de garantir les intérêts italiens. Une contre-OPA italienne semble peu probable, d’autant plus que Silvio Berlusconi a estimé que le projet de Lactalis n’était finalement pas hostile.
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