L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé le 16 janvier avoir étendu l’obligation de transparence des échanges aux produits dérivés de gré à gré. Pour le moment, il ne s’agit que d’une déclaration que les banques devront effectuer sur toutes les ventes et les achats de ces fameux produits. Les produits dérivés sur le marché gré à gré touchent notamment les matières premières agricoles, et permettent aux opérateurs de dépasser leur trésorerie lors d’appels de marge trop importants sur leurs positions. Cette décision répond à un engagement de régulation des marchés pris lors du G20, commente l’AMF, mais elle apporte surtout une harmonisation du suivi des marchés, la déclaration de telles transactions étant déjà obligatoire à Chicago ou sur le Liffe. « Cela permettra à l’AMF de constater ce qui se passe sur les marchés financiers, mais il n’y aura aucun impact pour le moment », confie un courtier en réaction à cette décision. Plus précisément c’est l’utilisation que fera l’AMF de ces nouvelles données qui interpelle les opérateurs. « Le but est-il d’interdire ou de sanctionner des produits jugés trop dangereux, ou d’y appliquer la taxe Tobin promise par Nicolas Sarkozy ? », s’est interrogé un opérateur après la publication de l’AMF.
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