Après la condamnation du Galec, la centrale de l’enseigne E. Leclerc, à rendre des sommes contestées versées par des industriels, l’Ania étudie la possibilité juridique de recevoir l’argent pour le redistribuer aux industriels.
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C’est là un nouvel épisode dans l’affaire jugée par le Tribunal de commerce de Nanterre, qui oppose le Galec au ministère de l’Economie, mais qui fait l’objet d’un appel et n’est donc pas définitif. Ce tribunal a condamné la centrale d’achat des Centres Leclerc à rembourser 23,3 millions d’euros à 28 fournisseurs de produits frais, dont Yoplait et Fleury Michon, les deux seules entreprises citées dans le jugement. Ce remboursement doit être effectué au Trésor public, ce qui constitue une première, à charge pour ce dernier de rendre l’argent aux fournisseurs concernés. L’Ania a fait savoir la semaine dernière, via l’AFP, qu’elle étudiait la possibilité juridique d’être destinataire de l’argent en cas de condamnation définitive du Galec. « Nous étudions cette possibilité de recevoir l’argent pour le ventiler ensuite aux entreprises afin qu’il n’y ait pas de représailles contre elles », a indiqué Jean-René Buisson, président de l’Ania. C’est la première fois que le lobby des industriels prétend ainsi intervenir aussi directement dans les relations commerciales individuelles entre des fournisseurs et leurs clients. Pour Michel-Edouard Leclerc, interrogé par LSA, le tribunal était « sans doute gêné» car il n’a pas rendu la décision exécutoire. Leclerc n’est donc pas tenu de rendre l’argent dans l’immédiat.