Le champagne Laurent-Perrier va recentrer ses efforts pour améliorer sa rentabilité.
Le groupe Laurent-Perrier, numéro 4 mondial du champagne, est « prudent » concernant ses résultats pour l’exercice 2005-2006 (clos au 31 mars) après un exercice 2004-2005 où il a réalisé un bénéfice net de 13,42 millions d’euros, en hausse de 22,5%, a déclaré Yves Dumont, président du directoire, lors d’une présentation aux analystes financiers.
Pour 2005-2006, Laurent-Perrier table sur une progression moins rapide de son chiffre d’affaires, qui devrait être compris entre 220 et 225 M EUR contre 213,49 M EUR en 2004-2005 (+28,5% par rapport à l’exercice précédent et +13,8% à périmètre comparable) « et un résultat opérationnel stable », selon M. Dumont.
La maison de Tours-sur-Marne, qui va investir entre 6,5 et 9,5 M EUR par an jusqu’en 2010, principalement dans la production et les activités viticoles, va légèrement infléchir sa « stratégie de valeur » en mettant l’accent sur la « croissance organique rentable ».
Cet infléchissement – après que « l’opération d’acquisition de Château Malakoff a été bien absorbée» – va se traduire par une concentration des priorités sur ses quatre marques principales (Laurent Perrier, Salon, Delamotte et Vicomte de Castellane), trois pays (Etats-Unis, Japon et Italie) et la cuvée de prestige Grand Siècle, un assemblage multimillésimé, « le plus grand potentiel de valeur futur du groupe », avec une progression de 250% prévue en 5 ans, selon M. Dumont.
L’augmentation prévue du prix du raisin payé aux producteurs de « 4 % à 6 % » par an au cours des cinq prochaines années est « supportable par le marché», selon le président du directoire de Laurent-Perrier.
L’acquisition prévue des champagnes Mumm et Perrier-Jouët par le groupe de vins et spiritueux Pernod Ricard réjouit M. Dumont car elle « favorisera la rentabilité globale du secteur » même si cela fera un « concurrent plus sérieux » qu’avec l’actuel propriétaire, le britannique Allied Domecq.