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LDC : objectifs annuels confirmés à condition de réussir les fêtes

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Le volailler sarthois LDC affiche des performances positives pour le premier semestre (de mars à fin août 2019) de son exercice en termes de volume d’activité et d’EBE, mais le résultat opérationnel courant est en retrait de 3 %. La croissance externe se poursuit avec une nouvelle opération en Hongrie.

À l’occasion de la présentation des comptes semestriels de LDC, son p.-d.g. Denis Lambert a annoncé une nouvelle acquisition : la société familiale hongroise Marnevall, spécialiste des panés, réalisant 20 millions d’euros de chiffre d’affaires et 3 millions d’euros d’Ebitda (2018). « LDC est entré en négociations officielles en vue d’acquérir Marnevall, société spécialiste des panés basée à Debrecen, tout près de la société Tranzit, acquis en 2018 », a expliqué Denis Lambert. Cette acquisition est conditionnée à l’accord de l’Autorité de la concurrence hongroise et à la conclusion des audits en cours. LDC vise une intégration à compter de début 2020. Au cours des derniers mois, deux opérations ont déjà été bouclées : Luché Tradition Volailles (où LDC va développer les produits élaborés cuits) acquis auprès de Casino et finalisé le 25 novembre et le belge Kiplama (distributeur de volailles françaises), intégré au périmètre de LDC au 30 juin 2018. La Belgique intéresse tout particulièrement LDC qui pourrait renforcer sa présence dans ce pays en y faisant des acquisitions.

Au global, les ventes ont progressé au cours du semestre de 8,4 % par rapport à la même période de l’exercice 2018/2019, et de 3,9 % à périmètre identique. En revanche, les différentes branches d’activité se comportent de façon contrastée. La volaille en France (Le Gaulois, Maître Coq, Loué) connaît une régression en volume à périmètre identique et une progression en valeur, à cause d’une activité en recul en GMS et une régression des gammes estivales à cause de la météo. « On ne s’attendait pas à un tel recul sur la volaille », a confié Denis Lambert. En revanche, les ventes sont dynamiques en RHD. L’international est « un relais de croissance qui se confirme », note LDC, tandis que le traiteur (Marie,Traditions d’Asie) atteste de « performances solides en frais comme en surgelé ».

Le pôle volaille en petite forme

Si LDC salue une « bonne résistance des résultats », le résultat opérationnel courant (ROC) du pôle volaille à 74,7 millions d’euros, marque un retrait de 7,8 % sur le semestre. LDC constate que la consommation à domicile recule tandis que la consommation à l’extérieur progresse. En outre, la société a subi une inflation de la main-d’œuvre, de l’énergie et de la logistique.

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Le ROC du pôle international (4,2 millions d’euros) est une source de satisfaction et s’explique par le développement des produits élaborés et de spécialité en Pologne et en Hongrie. Enfin, le pôle traiteur contribue au ROC à hauteur de 9,5 millions d’euros, grâce au succès des marques et à la performance des outils industriels.

Les perspectives pour le second semestre de l'exercice en cours semblent favorables sur le marché français (poursuite de la stratégie en restauration, flambée du prix du porc, impact des matières premières sur le prix du vif), l’international (renforcement en Hongrie et nouveaux moyens logistiques au Benelux) et le traiteur grâce à la position de leader de Marie. Mais en France, les effets de la mutation de la GMS, un marché moins bien orienté en canard et un retard dans la montée en performance des investissements sont des motifs d’inquiétude.

Pour l’exercice 2019/2020, Denis Lambert a confirmé son objectif de 200 millions d’euros de ROC, qu’il a qualifié d’« ambitieux » mais « plus que jamais conditionné par la réussite des fêtes de fin d’année ». L’année passée, la période avait été perturbée, notamment par les blocages des Gilets jaunes.