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Le commissaire extraordinaire fait du zèle

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La liste s’allonge. Une série de banques italiennes et étrangères sont accusées par le commissaire extraordinaire de Parmalat, Enrico Bondi, d’avoir organisé jusqu’en 2003 des emprunts obligataires souscrits par de petits épargnants, avec comme but final de se rembourser sur l’argent dégagé par l’opération. Des centaines de milliers de petits épargnants ont été floués par le krach du groupe italien en décembre 2003. En début de semaine, Parmalat a ainsi réclamé 7,1 mds EUR de dommages et intérêts au groupe Crédit Suisse. La banque figure parmi une nouvelle liste de banques contre lesquelles Enrico Bondi a entamé des actions en justice comme Deutsche Bank et UBS à qui il réclame 2 milliards d’euros, Banca Monte Paschi di Siena, 1,6 md EUR et Sanpaolo IMI, 1,3 md EUR. Banca Popolare di Milano a également annoncé que le commissaire extraordinaire avait lancé une action contre une de ses filiales et cinq autres intermédiaires financiers et leur réclamait 2 milliards d’euros de dommages et intérêts. Cette assignation concerne des opérations sur taux et devises. Dans sa ligne de mire figurent aussi Bank of America, assignée pour 10 mds d’euros, Citigroup pour 10 mds EUR, UniCredit (Italie) et JP Morgan (USA) pour 4,4 mds EUR. Le commissaire extraordinaire réclame aussi la somme record de 13 mds EUR à la banque suisse Graubündner Kantonalbank. Le parquet de Milan a par ailleurs demandé en juillet le renvoi de six banques devant les tribunaux : UBS Limited, Deutsche Bank, Morgan Stanley, Citybank, la filiale italienne de la Deutsche Bank et la société italienne de gestion d’actifs Nextra. L’acte d’accusation repose sur l’association pour la diffusion de fausses informations données aux marchés financiers et concerne six émissions d’obligations et trois autres opérations financières. Si les banques suisses Crédit Suisse et Graubundner Kantonalbank, comme d’autres, ont fortement contesté ces accusations, à l’heure des comptes, bien des banques risquent de devoir mettre la main à la poche.