Les coopératives Terrena et Val Nantais viennent d'annoncer leur fusion. Le groupe d'Ancenis entre ainsi sur le marché du légume de première (frais) et quatrième gamme (conditionné). Un produit qui complète son offre issue de l'AEI, agriculture écologiquement intensive.
LE groupe coopératif polyvalent Terrena (Ancenis) et son voisin spécialiste du légume, la coopérative du Val Nantais (Saint-Julien de Courcelles) ont engagé un processus de fusion, ont annoncé leurs dirigeants respectifs, le 12 février. L'intégration du Val Nantais comme branche légume de Terrena (avec son identité conservée) devrait être entérinée avant la fin du premier semestre 2014 après approbation de leurs assemblées générales et de l'autorité de la concurrence. À première vue, c'est Goliath qui dévore David. Et on peut se demander ce que Terrena, géant coopératif de l'Ouest (22 000 adhérents, 11 850 salariés, 4,4 milliards € de chiffre d'affaires dans les céréales, la viande le lait, la viticulture et les marques marques Paysan Breton, Douce France, Tendre et Plus…) trouve d'attrayant au Val Nantais. La mariée ne compte, en effet, que 45 adhérents qui cultivent 20 000 t de légumes (mâche, radis, poireau pour 70 % des volumes, salades, concombres, muguet) pour un chiffre d'affaires de 55 millions €, dont 10 millions pour l'appro des adhérents. Mais le savoir-faire du Val Nantais a une grande valeur aux yeux de Terrena.
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La petite coopérative travaille en légume première gamme (25 millions € de ventes) et quatrième gamme (20 millions €). Pour le groupe d'Ancenis engagé dans l'agriculture écologiquement intensive, c'est le partenaire rêvé pour élargir son offre de produits « nouvelle agriculture », disent les futurs mariés dans leur communiqué. « Nous disposons d'un outil de 8000 m2 dans lequel nous traitons actuellement 6500 t/an, un volume en progression de 8 % sur les sept derniers mois. Le site, tout proche de la saturation, devrait faire l'objet d'une extension », explique Didier Baley, directeur du Val Nantais jusqu'à la fusion. Le Val Nantais a un autre atour aux yeux de Terrena : son solide partenariat commercial avec Bonduelle depuis 2008, auprès duquel il réalise l'essentiel de ses ventes en quatrième gamme. Ce contrat restera. Il sera même renforcé avec Terrena, disent les deux entreprises. En matière de production, les adhérents du Val Nantais s'attendent à introduire progressivement de nouvelles pratiques culturales liées à l'AEI. « Dans notre projet, il est également prévu des actions pour développer la production de nos adhérents puis d'accueillir de nouveaux producteurs », poursuit Didier Baley. Reste une interrogation : le devenir de l'adhésion du Val Nantais à la coopérative Savéol (depuis 1993) pour commercialiser ses 1500 t de tomates rondes et grappes.