Abonné
Le « gruyère » produit en France va pouvoir conserver son nom, à côté du « gruyère » suisse, à la suite de l'octroi d'une indication géographique protégée mais il devra avoir des trous, selon une proposition de la Commission européenne. Stéphane Le Foll s’est félicité de cette décision, pour lui « cette reconnaissance en IGP permet de préserver un patrimoine culturel et gastronomique». Les producteurs français marquent ainsi un point, alors que jusqu'ici seul le « gruyère » produit en Suisse était autorisé à avoir cette appellation par un accord bilatéral entre la Confédération et l'Union européenne. Contrairement à son rival suisse qui n'en a pas, le gruyère français doit avoir des trous « allant de la grosseur d'un pois à celle d'une cerise ». Pour éviter toute confusion entre les deux, la mention du pays d'origine du gruyère français devra, en outre, être indiquée « dans le même champ visuel que la dénomination “gruyère”, et ce dans des caractères de même taille que ceux utilisés pour cette dénomination ».