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Etats-Unis Le p.-d.g. de Kraft Foods alimente la spéculation sur Danone

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L’ex-p.-d.g. du groupe agroalimentaire américain Kraft Foods, Roger Deromedi, n’excluait pas, peu avant de quitter ses fonctions (1), de lancer une offre publique d’achat sur une entreprise française. Dans un entretien accordé au Figaro, il déclarait le 22 juin : « Nous voulons nous développer dans nos secteurs d’activités les plus globaux : les produits laitiers, les boissons ainsi que les biscuits », en ajoutant « nous cherchons d’abord les bonnes entreprises qui peuvent nous permettre de nous internationaliser (…) avec un focus particulier sur la Russie, l’Inde, la Chine, le Mexique et le Brésil. ». Rien de mieux pour brosser à gros traits le portrait du français Danone, et d’alimenter rumeurs et spéculations. Mais toute opération de croissance externe est difficile, voire impossible pour le groupe américain, tant que Altria, également maison-mère du cigarettier Philip Morris, possède toujours 87% de son capital. « Avec 87% de notre capital bloqué, il nous est difficile de procéder aux acquisitions que nous envisageons, de nouer des alliances ou même de procéder à des cessions », expliquait Roger Deromedi, en estimant « préférable de séparer » Kraft et Altria. Une vente de Kraft Foods par Altria est « toujours d’actualité » selon le dirigeant, mais reste « suspendue à la situation juridique aux Etats-Unis » et la fin des procès anti-tabac contre Philip Morris.