Alors que l’ensemble des créanciers devait se prononcer, le mercredi 19 septembre, en assemblée générale sur les propositions de restructuration de la dette de Belvédère faites par la direction, celle-ci n’était pas assurée de l’emporter. En effet, les porteurs d’obligations A (des obligations subordonnées qui représentent un montant estimé de 96 millions d’euros) émises par Belvédère se sont prononcés à l’unanimité contre les propositions du groupe. Le 20 août, dans une tentative pour trouver une solution à son endettement de plus de 600 millions d’euros, Belvédère leur a proposé de leur distribuer, en avril 2014, des bons de souscription d’action qui ouvriront droit, au total, à 10% du capital de la société. D’un autre côté, elle proposait aux détenteurs de Floating Rates Notes (FRN) – une obligation à taux variable dont le montant est estimé à 441 millions d’euros, de les rembourser soit en vendant certains de ses actifs, soit en convertissant leurs créances en actions Belvédère, via une augmentation de capital représentant 87% du capital social de Belvédère. La majorité de ces obligations FRN (64%) sont détenues par un groupe d’investisseurs représentés par la banque d’affaires américaine Bank of New York Mellon. Le traitement économique proposé aux porteurs d’obligations A est manifestement défavorable par rapport à celui proposé aux détenteurs de « Floating Rate Notes » d’une part, et aux actionnaires de la société, d’autre part, sans que rien ne justifie une différence de traitement aussi importante, a estimé le groupe de créanciers dans un communiqué.
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