Les industries agroalimentaires biologiques dressent un bilan négatif des dernières négociations commerciales terminées le 1er mars et analysées par le médiateur des relations commerciales agricoles fin avril. Selon le Synabio, qui représente ces entreprises, « avec des coûts en hausse de + 3,1 % et des revalorisations tarifaires plafonnées à + 1,6 %, la compression des marges des entreprises bio n’est plus tenable ». Le syndicat pointe tout particulièrement la grande distribution qui a réduit les assortiments de produits biologiques, ce qui représente un risque à moyen terme : « Appauvrir le choix, réduire l’attractivité de la catégorie et freiner durablement la consommation. » Il demande l’arrêt de cette politique. Suite à la guerre au Moyen-Orient et aux hausses du carburant, le Synabio demande la réouverture des négociations commerciales, en commençant par la tenue d’un nouveau comité de suivi. Le syndicat annonce qu’il soutient « la proposition portée par la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (Feef) visant à faire du tarif fournisseur une référence centrale de la négociation, non figée dans la convention et susceptible d’évoluer en cours d’année sous réserve d’un délai de prévenance. »
CB