La guerre en Iran perturbe fortement les exportations de pistaches et provoque une flambée des prix dans un contexte de demande mondiale en hausse, rapporte le quotidien économique The Financial Times le 26 avril (article payant). Selon le cabinet d’analyse des marchés agricoles Expana, les prix ont atteint environ 11,6 €/kg, leur plus haut niveau depuis 2018. L'Iran représente environ un cinquième de la production mondiale de pistaches, et jusqu’à 30 % des exportations mondiales certaines années, selon le ministère de l'Agriculture américain (USDA). Mais l’acheminement des récoltes iraniennes est de plus en plus difficile ; la guerre perturbant les chaînes logistiques dans l’ensemble du Moyen-Orient, expliquent plusieurs négociants au Financial Times.
Cette hausse intervient alors que le marché était déjà sous tension avant le conflit. En 2025, les récoltes des principaux pays producteurs (États-Unis, Turquie, Iran) se sont révélées inférieures aux prévisions. Déjà affectée par la sécheresse, la production iranienne a également été entravée par des sanctions internationales et des troubles intérieurs. Parallèlement, la demande mondiale continue de progresser, portée par l'engouement pour le « chocolat Dubaï », des tablettes fourrées à la crème de pistache, devenues virales sur les réseaux sociaux en 2023. Le Moyen-Orient occupe une place centrale dans le commerce mondial des pistaches, avec d’importants volumes iraniens transitant par les Émirats arabes unis et la Turquie. Face aux perturbations des approvisionnements, les acheteurs se tournent vers d’autres origines, notamment les États-Unis, qui assurent environ 40 % de la production mondiale. Mais les stocks américains diminuent rapidement, accentuant d’autant plus les tensions sur les prix.
JJ