Xavier Durieu, le secrétaire général d’Eurocommerce n’a pas mâché ses mots pour descendre en flammes le rapport de la députée socialiste. Ce rapport, selon lui, va dans la mauvaise direction pour plusieurs raisons : « En limitant la chaîne d’approvisionnement aux seuls agriculteurs et aux seuls détaillants, le rapport néglige la puissante et complexe chaîne de la transformation des produits agricoles. Il ignore également la position dominante des marques des fabricants. En se concentrant sur la grande distribution, il néglige le fait que 6 millions de PME dans le commerce de détail doivent traiter avec de grands transformateurs qui détiennent des positions de marché fortes et qui déterminent les prix du marché. En demandant la mise en place de bases de données afin de recueillir différentes informations (salaires, loyers, taxes, dépenses d’énergie, etc…) le rapport ne fera qu’augmenter les charges administratives des entreprises sans aucun avantage pour les consommateurs. En remettant en question le système de négociations des prix le rapport fait prendre des risques à l’économie de marché au détriment des consommateurs ».
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