Avec une production en 2007 de 626 millions de litres, l’industrie française des spiritueux a bénéficié d’une bonne dynamique à l’exportation qui a représenté 433 ML (+5,8 %). Le marché intérieur, toujours stable à 365 ML, continue de souffrir dans le circuit CHR. En grande distribution, ce sont les whiskies, les vodkas et les rhums qui restent les mieux orientés.
La Fédération française des spiritueux a présenté lors de son assemblée générale du 11 juin les résultats de la filière pour l’année 2007 qui s’inscrivent dans la continuité des années précédentes avec une consommation française stable et des exportations en progression régulière.
La production française de spiritueux s’est établie à 626,5 millions de litres en 2007 soit une augmentation de 7,8% par rapport à 2006. Les grands produits ont connu des évolutions très contrastées, le cognac progressant de 2,4 % à 150 millions de litres, les anisés baissant de 3,4 % à 122,5 millions et les brandies faisant un bond de 48 % à 108 ML. En croissance également, les fabrications de vodka atteignent 56 ML (+15,4 %), celles de gins progressent de 28,7 % à 7,8 M et celles de whiskies de 34,4 % à 3,2 millions.
Export : une demande « premium »
Le marché à l’export a progressé pour les fabricants français ou implantés en France de 3,3% en valeur atteignant 2,6 milliards d’euros et dégageant un excédent commercial de 2 milliards d’euros. La valeur des exportations bénéficie d’un effet de « premiumisation » sur les grands marchés et le cognac, premier spiritueux vendu à l’étranger avec une valeur de 1,6 milliard d’euros a progressé l’an dernier de près de 12 % (pour +5,9% en volume). Il a été suivi par les liqueurs (347 M EUR) et par les autres eaux de vie de vin (145 M EUR).
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Les ventes à la grande distribution, d’une valeur de 3,2 milliards d’euros hors hard discount, ont augmenté de 3,6 % en 2007 : le spiritueux numéro un est le whisky, qui pèse 45 % du total et dont les ventes ont gagné 6,3 % à 1,4 milliard d’euro ; il est suivi des anisés (29 % du total) mais qui demeurent stables (+0,5 % en valeur). La croissance la plus rapide est maintenant celle des vodkas (+12,4 % en 2007), mais qui ne représentent encore que 4 % de l’ensemble. Les rhums progressent aussi, de 4,7 % à 185 M EUR, et les liqueurs de 1,2 % à 203 M. En revanche, le cognac connaît un recul de 2,7 % avec un chiffre d’affaires de 36,7 M, le calvados est stable à 12,7 M et l’armagnac progresse de 3,4 % à 11,8 millions.
Le CHR à la peine
Les premiers chiffres de la consommation française en 2008 seraient plutôt négatifs, selon la Fédération, en particulier dans le circuit CHR (16,5 % de la consommation totale) : celui-ci est affecté par l’interdiction de fumer dans les lieux publics et la chute de la consommation d’alcool oscillerait de 5 à 15 % dans les cafés, et de 15 à 25 % dans les discothèques. Or, pour les spiritueux, l’ensemble du CHR ne se réduit pas aux débits de boissons, qui ne représentent que 32 % des ventes, suivis des discothèques (23 %), des cafés-restaurants (17 %), des bars modernes (12 %) et des restaurants proprement dits (9 %). La baisse du pouvoir d’achat risque aussi de peser sur les ventes alors que la consommation demeurait stable depuis une dizaine d’années autour de 365 millions de litres.