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Export/Chine Les Français en force sur le Sial China 2005

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La sixième édition du Sial China a accueilli une centaine de Français parmi les 800 exposants. Le marché chinois, toujours en forte croissance, donne des signes de maturité.

A l’image du marché chinois, le Sial China 2005 affiche une forte expansion par rapport à 2004. Ce ne sont plus 500 mais 800 exposants qui sont venus rencontrer les acheteurs asiatiques au nouveau parc des expositions de Shanghaï. La surface d’exposition est passée de 5 600 à 8 500 m2. Exposium, l’organisateur, estime que plus de 20 000 visiteurs ont arpenté les allées du salon entre le 18 et le 20 mai, contre 16 600 l’an dernier.

Une centaine d’entreprises françaises ainsi que la Sopexa ont fait du pavillon tricolore la première présence étrangère sur le Sial China, qui accueillait des exposants de 50 pays. Outre les exportateurs de vins, les Français représentaient surtout les secteurs de la pâtisserie-confiserie et des produits laitiers.

Ce panel reflète les relations commerciales entre les deux pays : alors que les produits transformés constituent désormais 60 % des exportations agroalimentaires de la France vers la Chine (+35 % en 2004), l’épicerie sèche et les produits laitiers n’en sont qu’à leurs balbutiements. L’an dernier, certains produits secs, dont les volumes restent très faibles, ont connu des taux de croissance à trois ou quatre chiffres. Les exportations de fromages vers la Chine ont quant à elles bondi de 80 % en 2004, celles de beurre de 221 %.

« Nos interlocuteurs ont déjà travaillé avec l’étranger »

Franck Lecomte, directeur général des Grandes sources de Wattwiller, est parti chercher sur le Sial China un importateur qui lui ouvrirait les portes des hôtels et restaurants chinois. «  C’est un marché en ébullition qui bouge tout le temps, constate-t-il. Nous avons eu une quarantaine de contacts et nous espérons débuter une collaboration assez vite. » Hébergé sur le stand France avec 80 autres exposants, il juge le travail sur place «  assez conforme » aux salons comparables en Europe… « A l’exception de la barrière de la langue : un interprète s’avère indispensable en permanence. »

Ceux qui imaginent encore la Chine comme une jungle où l’on peut jouer les pionniers risquent d’être déçus : «  Nos interlocuteurs ont déjà travaillé avec l’étranger, rapporte Franck Lecomte. Ils sont professionnels et connaissent la réglementation, les transports, etc. »

Le rendez-vous est déjà pris pour le prochain Sial China du 29 au 31 mai 2006.