C’est un niveau encore jamais observé de 5,25 millions de tonnes équivalent pétrole que les industries alimentaires ont consommé en 2005. La progression en volume a été de 2 % mais en valeur de 22 % à 1,9 milliard d’euros. Le charbon étant la seule source d’énergie à prix à peu près stables, sa consommation a retrouvé un volume qu’on ne connaissait plus depuis dix ans.
Les industries agroalimentaires ont modifié dès 2005 de manière très sensible leur consommation d’énergie pour limiter autant que possible leur facture. L’enquête annuelle du SCEES situe à 5,35 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) la consommation d’énergie de l’ensemble des établissements agroalimentaires : ce chiffre inclut exceptionnellement les 15 000 très petits établissements, qui ont consommé 100 000 tep, soit 2 % du total.
La consommation des établissements de plus de 10 salariés (extrapolée à partir d’un échantillon de 2 500 unités) a atteint en 2005 un niveau encore jamais observé auparavant, soit 5,25 M tep, en hausse de 2 %, ceci malgré la forte hausse des prix de certains combustibles, remarque le SCEES.
Le prix du charbon ayant été le seul à rester stable, les IAA sont en partie revenues à cette source d’énergie, qui en progressant en volume de 26,5 %, s’est retrouvée à son niveau d’il y a dix ans. Ce phénomène d’adaptation est surtout le fait des déshydrateurs de fourrages et, à un degré bien moindre, de l’industrie sucrière.
Néanmoins, le gaz naturel renforce sa place de combustible le plus utilisé par les unités de plus de 10 salariés, malgré un prix moyen en hausse de 32 % par rapport à 2004. Les baisses sensibles de consommation portent sur le fioul domestique, le fioul lourd et le butane-propane (de l’ordre de -15 à -20 %) et s’expliquent principalement par les fortes hausses de prix (entre 40 et 60% de plus qu’en 2004) de ces combustibles.
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La consommation d’électricité, elle, stagne après avoir sensiblement progressé ces dernières années. La hausse de 12 % des prix qui explique sans doute cela, est plus sensible dans les établissements gros consommateurs d’électricité que chez les petits.
L’électricité pèse la moitié de la facture
La facture énergétique des IAA atteint au total 1,9 milliard d’euros en 2005, dont 3 % sont à la charge des unités de moins de 10 salariés. Bénéficiant en moyenne de tarifs plus favorables que ceux des très petits établissements, les établissements de plus de 10 salariés ont vu leur facture progresser de 22 % en un an. Près de la moitié du montant global sert à l’achat d’électricité pour un montant en hausse de 12 %.
Les achats de combustibles ont pour leur part progressé de 31 % et ceux de gaz naturel de 37 % (pour atteindre 663 M EUR). L’essentiel de cette progression s’explique par l’augmentation des prix, la hausse des achats en volume étant nettement plus modeste.
La facture du fioul lourd augmente de 18 %, la forte progression des cours (+46 %) étant en partie compensée par la baisse de la consommation. Dans une moindre mesure, le même phénomène a affecté le fioul domestique et le butane-propane. Par secteurs, la fabrication de produits amylacés, la transformation des légumes et l’industrie des boissons ont contribué fortement à la hausse de la consommation d’énergie en 2005. L’industrie sucrière, celle des viandes et l’industrie laitière demeurent toutefois les principales activités consommatrices d’énergie dans les IAA avec une consommation en 2005 proche ou légèrement inférieure à celle de 2004.